Une nouvelle étape pour Terres en villes !
(Cliquez sur l’image pour voir la synthèse du projet stratégique)
Un nouveau projet stratégique
L’année 2026 marque un tournant pour Terres en villes, une évolution du réseau et de ses activités qui s’illustre dans un tout nouveau projet stratégique, permettant de donner un cap à l’association sur les deux années à venir. En voici l’essentiel :
À la suite des élections professionnelles agricoles de 2025 et du retrait de plusieurs chambres d’agriculture, Terres en villes évolue dans un contexte de recomposition profonde de la gouvernance agricole et alimentaire. Parallèlement, les collectivités territoriales ont affirmé, notamment lors des Assises territoriales de Montpellier (2024), leur volonté d’être pleinement reconnues comme actrices centrales des transitions agricoles et alimentaires.
Dans un contexte politique structurant (élections municipales 2026, préparation de la PAC 2028-2034…), Terres en villes réaffirme son rôle de réseau de référence des acteurs locaux engagés dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires territorialisés. Fondé en 2000, le réseau promeut la reterritorialisation de l’agriculture et de l’alimentation, entendue comme la reconnexion des systèmes agricoles et alimentaires aux ressources, besoins et acteurs des territoires, afin de renforcer la résilience, la durabilité et la souveraineté alimentaires locales.
Ce projet stratégique s’articule autour de 3 priorités :
Priorité 1 : Coopération et gouvernance territoriales
Face à des systèmes agricoles et alimentaires complexes et dépassant les frontières administratives, Terres en villes fait de la coopération interterritoriale un levier majeur de cohérence des politiques publiques. Le réseau accompagne et analyse des démarches à large échelle, favorisant la coordination entre collectivités, acteurs agricoles, économiques et associatifs.
Priorité 2 : Convergence de la préservation du foncier agricole et de la protection des écosystèmes
Historiquement engagé sur la protection du foncier agricole (PAEN, ZAP), Terres en villes élargit son approche pour intégrer la qualité des terres et des écosystèmes. L’enjeu n’est plus seulement de préserver des surfaces, mais d’intégrer les services écosystémiques (eau, biodiversité, carbone) et de promouvoir des pratiques agricoles compatibles avec ces équilibres.
Cette priorité s’inscrit dans une approche One Health, renforcée par un partenariat pluriannuel avec l’Office français de la biodiversité (2026-2029) et une participation au projet européen Interreg WatHer sur la ressource en eau.
Priorité 3 : Structuration de filières territorialisées durables
La souveraineté alimentaire territoriale passe par la consolidation des filières locales : transformation, logistique, distribution, marchés de gros et commande publique. Terres en villes accompagne les collectivités qui passent d’une logique de promotion des circuits courts à une véritable construction de filières de territoire.
De nouveaux statuts pour illustrer l’ouverture du réseau
Lors de son Assemblée générale de novembre 2025 (voir l’actualité), Terres en villes a adopté de nouveaux statuts, afin de mieux répondre aux évolutions du contexte actuel. Ces nouveaux statuts traduisent l’ouverture du réseau tout en conservant son ADN de co-construction. La gouvernance repose désormais sur trois collèges :
- Collectivités territoriales (urbaines et rurales),
- Acteurs agricoles et alimentaires (chambres consulaires et autres acteurs locaux volontaires),
- Acteurs de la société civile, représentants des citoyens et des mangeurs.
La gouvernance est renforcée par l’intégration du Secrétariat permanent des Assises territoriales de l’agroécologie et de l’alimentation, ainsi que par la création d’un comité d’orientation associant réseaux de collectivités, ONVAR, chercheurs et experts. Terres en villes conserve une posture apartisane, de dialogue et de mise en lien des acteurs.
L’activité de Terres en villes repose désormais sur trois fonctions complémentaires :
- Expertise : production d’analyses, études opérationnelles et recommandations sur les politiques agricoles et alimentaires territoriales, en lien avec les quatre grands chantiers du réseau (gouvernance, agroécologie et santé globale, économie agricole et alimentaire, démocratie alimentaire).
- Animation : mise en réseau des élus et techniciens, échanges de pratiques, rencontres régionales et nationales, animation du réseau France PAT et des Assises territoriales.
- Plaidoyer : portage de positions collectives auprès des instances nationales et européennes, renforcé par la structuration du plaidoyer des Assises territoriales.
Terres en villes s’appuie sur un écosystème partenarial large, favorisant un exercice ancré dans les réalités de terrain : réseaux de collectivités, acteurs du développement agricole, agences de l’État, acteurs de la biodiversité, de la santé et de la société civile… L’ouverture du réseau vise à construire des complémentarités opérationnelles, en affirmant Terres en villes comme un espace de dialogue des acteurs des systèmes agricoles et alimentaires territoriaux.
À travers ce projet stratégique 2026-2028, Terres en villes affirme une ambition claire : accompagner la transformation des systèmes agricoles et alimentaires par et pour les territoires, en renforçant la coopération, la cohérence des politiques publiques et la reconnaissance politique du rôle des collectivités territoriales aux échelles nationale et européenne.

